Un architecte peut-il bâtir une tour pharaonique dans le désert du Maroc ?

Architecte à Marrakech

Depuis quelques semaines, des informations circulent sur la construction prochaine d’une tour pharaonique en plein désert du Sahara, on se demande si c’est une information véritable ou plutôt une intox. Est-ce qu’un architecte du Maroc comme Bab Design ou d’ailleurs pourrait s’engager dans un projet d’une telle dimension ? Les images de la maquette sont disponibles et elles sont impressionnantes. Appelée la « Tour des sables », cette ville autonome est un projet du cabinet OXO Architects qui s’élèvera au cœur du désert Saharien. La tour s’élèvera à une hauteur approximative de 450 m2 pour une superficie au sol de 780 000 m2, on y retrouvera des bureaux, des restaurants, des logements, des bars, des commerces, des salles de sport, des piscines et même un observatoire météorologique. Le projet est déclaré pour être livré dans une dizaine d’années, soit en 2025.

Notons que le cabinet OXO Architects a été fondé par un architecte du Maroc, plus exactement d’origine franco-marocaine, Manal Rachdi. De nombreux investisseurs semblent s’intéresser à ce projet, il est déjà le sujet de nombreuses discussions sur les sites internet. Pour le moment, selon Manal Rachdi, ce n’est pas encore un « projet », encore moins une « commande », il s’agit simplement d’une étude concernant les projets complexes d’urbanisation. Toutefois, il y a de fortes chances pour que cette étude se transforme en projet puisque de gros investisseurs semblent intéressés par cette tour. Pour l’heure, l’étude est menée en collaboration avec le cabinet Nicolas Laisne Associés.

L’idée de cette étude vient du phénomène d’urbanisation de plus en plus présent dans les villes. On se rend compte qu’il y a très peu de terrains non bâtis disponibles, c’est pour cette raison que les architectes au Maroc se tournent de plus en plus vers les constructions hautes et moins denses au sol. De plus ce projet permet d’établir des liens différents avec un environnement hostile comme le désert du Sahara. De plus cette étude permet aux professionnels de déterminer quelles technologies peuvent être utilisées pour rendre la « Tour des sables » viable si elle se concrétise. Le projet revêt un aspect innovant, mais aussi futuriste. Manal Rachdi est un architecte qui a déjà fait du chemin, il a d’ailleurs remporté le concours d’architecture pour le bâtiment d’enseignements mutualisés en abrégés BEM, en partenariat avec le cabinet japonais Sou Fujimoto et Nicolas Laisné associés.