Le collier fait main une signification particulière

collier unique

Le collier design de chez Sofia Marlon http://www.sofiamarlon.com/ est un objet très spécial, c’est un bijou qui fait tellement corps avec l’individu qui le porte qu’ils finissent par ne plus être dissociés l’un de l’autre. Le collier fait main recèle en lui un message ou un code ou même une mémoire. Dans certaine civilisation il est porteur de signes qui rappellent l’histoire d’une culture. Prenons comme exemples les Berbères, peuple chargé de mystère au même titre que les Celtes. Pourquoi chargé d’un halo de mystère, parce que l’une et l’autre de ces cultures n’étaient pas écrites.

Donc il est très difficile d’en analyser les origines. Notre civilisation occidentale, très marquée par l’histoire romaine, faite de guerres dont le seul but étaient d’agrandir un empire,  et d’apposer sa marque, ne peut que très difficilement comprendre des peuples qui n’ont jamais cherchés à faire de même, des peuples qui préféraient vivre en toute liberté par groupes de familles, ayant développés un système étrange de démocratie avant l’heure. Il s’agissait de tribus et non d’une nation, ils agrandissaient leur territoire lorsque la nécessité les y poussait, sans pour autant vouloir exercer un prosélytisme culture ou de croyance. Et la mémoire ancestrale ne s’écrivait pas, elle se transmettait oralement ou s’inscrivait symboliquement sur des objets.

L’un d’entres eux était le collier fait main. Lorsque l’artisan se penchait sur sa création, bien sûr il cherchait à faire beau mais il avait surtout la mission d’importance d’inscrire sur ce collier fait main un message. Les formes et les matériaux avaient aussi une signification. Le collier, en fonction de l’individu et de sa place dans la tribu, se devait d’être explicite. Le chef du clan portait un collier qui était la marque de sa charge. Les symboles utilisés le positionnaient clairement comme directeur de la conscience collective. L’écriture était évocatrice d’une valeur particulière, la force, la sagesse, le courage ou la mémoire de hauts faits qui expliquait sa position dans le groupe. Les femmes, spécifiquement chez les Berbères, étaient chargées de la transmission de la culture. .Elles le faisaient oralement, les enfants étaient leurs élèves avant d’être leurs enfants. Cette transmission étaient fondamentale à l’équilibre et à l’avenir du clan. Sans cela, le patrimoine ancestral, cette mémoire qui est le fondement de toute civilisation, n’aurait perduré. Faute de support écrit, c’est au travers de contes et de légendes, de poèmes et d’épopées que vivait et revivait,  à chaque génération la culture, venue de la nuit des temps. Les objets du quotidien en étaient aussi les livres ouverts. Les tapis étaient porteur de symboles presque mathématiques, à la géométrie étranges, les colliers étaient des fragments d’enseignement, les bracelets et les fibules parlaient aussi du passé, tout cela participait à construire l’avenir.

Les bijoux autant que les tapis étaient peut-être les seules possessions que ces peuples jugeaient important de se transmettre et qui étaient présents dans toutes les familles, les clans ou les tribus. D’ailleurs ils étaient aussi des cadeaux chargés d’une grande signification. L’offrande d’un tapis ou d’un bijou spécifique était plus un message qu’un présent. Un cadeau ou une marchandise d’échange était plutôt un troupeau d’animaux domestiques qui avait une réelle valeur vénale, était le reflet d’un statut économique au sein du groupe mais n’avait pas la valeur symbolique ou ésotérique du tapis ou du bijou. Ces cultures faisaient une différence naturelle entre le trivial et le sacré. Les choses étaient clairement définies. Contrairement à nos civilisations occidentales et plus particulièrement au sein de nos religions où le bijou, par exemple, ne brillait que par sa charge vénale, même si le contraire était déclaré avec force, les Berbères insufflaient aux bijoux une émotion et une histoire. Ils n’étaient pas les seuls, les Egyptiens antiques, les Mayas et les Aztèques faisaient de même. Pour ces derniers cela a été aussi leur perte. Leurs objets et bijoux, qui pour eux étaient simplement la représentation de leur culte, avaient la faiblesse d’être en matériaux rares. Les envahisseurs, venus d’Europe,  ni ont vu que de l’or et des pierres précieuses.